Texts and videos

Tacit Knowledge

Does a new Age of Darkness dawn when tacit knowledge disappears from the world?
”Tacit knowledge” is the term for expertise that extends beyond verbal and written information. It is transferred in encounters between people, in daily chores; methods and "recipes" are learned by watching and listening to another person, by imitation. Gestures, tools, time schedules become familiar this way and learning happens, little by little.
In the Pikisaari community, knowledge and skills were largely passed on by and through women. Men went to sea, to war or to the mainland for some extra earnings, while women remained on the island, generation after generation, ensuring the transmission of collective memory and skills.
Fire has ravaged many times Pikisaari, generated either by the enemy or by accident. The red color of my installation, which is situated above the ruins of the steam sawmill, refers not only to fire — deeply connected to local history —but also to future’s possible dangers.
Humankind has rediscovered fire. Once again. This time it is called Artificial Intelligence and it knows everything.
A bun recipe: let’s ask the machine! A query consumes natural resources and requires to cut down forests to build massive data centers. AI extends everywhere, it has the answers. We give it our personal information, confide it our feelings and our science, even our health data, carelessly.
Our fellow human being — the other one — has become a danger whom we no longer dare to touch or approach for help or advice.
What is the future of humanity if we no longer meet face-to-face and share? What happens when our personal memory has been outsourced in chips or satellites circling the earth? Our main resource is our memory. We are tiny drops in the river of humanity.

This text goes with my installation in Pikisaari, Oulu november 2026. The exhibition is part of an EU-project called "Art of Darkness"

Space the final frontier

L’ESPACE – L’ultime FRONTIÈRE
Son infinité permet toutes les formes possibles de représentation et d’interprétation. Il n’y a aucune certitude. Il n’y a qu’une multitude de possibilités. L’exploration spatiale donne naissance à des idées,  des visions des planètes les plus extraordinaires ou des vaisseaux et nous transportent dans le futur – vers une ère transhumaniste où de simples cerveaux suffiront à diriger une flotte entière vers d’autres galaxies, ou encore plus loin, là où seule la pensée peut aller.
Mon odyssée en tant que Voyageur des Étoiles a commencé dans les années 1960, inspirée par l’alunissage d’Apollo XI et 2001, l’Odyssée de l’espace de Kubrick. « Un petit pas pour l’homme, un grand pas pour l’humanité », la phrase souvent citée de Neil Armstrong, lorsqu’il a posé le pied sur la surface lunaire, a uni l’humanité pour la première fois dans un seul et même instant – les écrans de télévision étaient peut-être en noir et blanc et l’image granuleuse, mais à ce moment-là, nous étions plus de 650 millions, ensemble !
2001, l’Odyssée de l’espace et le comportement étrange de HAL (Heuristically programmed ALgorithmic computer) nous rappellent le problème actuel de l’intelligence artificielle : un bon serviteur, mais un mauvais maître. Nous, les humains, n’avons plus beaucoup de temps pour décider si nous voulons garder la main sur nos propres choix ou si nous laissons le pouvoir de décision suprême à l’intelligence artificielle et donc aux entreprises technologiques et à l’argent.
Le thème de cette exposition à Gjutars est donc le retour à la maison du Voyageur des Étoiles, à Vantaa, au-delà de la frontière sauvage. Au cours de mes voyages spatiaux, une grande variété d’objets se sont accumulés dans le bureau et la bibliothèque du vaisseau, et j’en ai maintenant assemblé une sorte de nature morte, une installation tridimensionnelle présentant les réalisations et découvertes actuelles de mes explorations.
Bienvenue dans un voyage à travers l’espace !

In Space Nobody hears you scream

Or : (translation later)

L'Odyssee de la Linerie - à Crosville personne ne t'entend crier
"Houston Houston La Linerie appelle la terre". Au fin fond de la Galaxie le satellite ”Crosville” ne repond plus. De nombreuses tentatives de reparation par des astronautes ont échoué. La dernière chance est donnee à nos deux héros de l'espace, Major Tom et son inséparable assistant, Laïka, pour recréer un nouvel appareil et rejoindre la planète bleue. Aventure en live et en direct à la station interstellaire "Linerie" sous gravite 0 et dans le noir.


Nos deux sculpteurs volants, Francois Blosseville et Johanna Häiväoja, veulent par cette installation-spectacle attirer l´attention sur la situation extrèmement centralisée dans le monde de l art contemporain : les zones rurales sont de plus en plus délaissées, les subventions inexistantes ou minimes, les médias absents tandis que le public fait la queue pendant des heures pour les grandes expositions dans les capitales. Et pourtant il y a de la vie en dehors du microcosme parisien !